À propos

Ce que la plume sait

Il y a, derrière chaque chanson, une nuit que personne ne voit.
Une table, une lampe, et des pages froissées qui tombent comme des feuilles d'automne, des vers trop pressés, des rimes trop faciles, des mots qui n'avaient pas encore assez souffert pour mériter d'être chantés.
Je les jette sans regret. Ils sont le prix du seul mot qui reste.

On me juge parfois d'un regard pressé. Je ne m'en offense pas. Il est si simple de lancer une pierre, et si long de bâtir une maison. Celui qui critique n'a besoin que d'un instant ; celui qui écrit a besoin d'une vie.
Car écrire ses propres mots, c'est s'ouvrir la poitrine et y chercher ce qui bat encore. Cela ne s'imite pas. Cela s'entend, simplement, pour qui sait écouter.

Je n'ai jamais rêvé des foules ni des millions.
Je rêve d'une seule personne, quelque part, qui ferme les yeux sur un mot, qui retient son souffle sur le « la » tremblant d'un violon, et qui se dit : « C'est moi. C'est mon histoire. »
Pour elle, j'écris. Pour ces âmes qui savent encore s'arrêter, dans un monde qui court si vite qu'il a oublié la douceur d'un accord et la lenteur d'une lettre.

J'accepte la critique comme on accepte la pluie : elle passe, et le jardin demeure.
Si chacun pouvait faire ce que je fais, la Terre compterait huit milliards de Léo Castiel.
Il n'y en a qu'un.
Et tant qu'il restera une belle âme pour l'écouter, il continuera, mot après mot, note après note, à écrire ce que le cœur ne sait pas dire.

Léo

Sa plume s'étend aussi au roman : Je t’aurais choisie mille fois, à découvrir sur la boutique.


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